Québec!

1608. Bonne fête, Québec!

C’est en effet aujourd’hui que Samuel de Champlain jette son dévolu sur cet endroit, au pied du Cap Diamant. À ses yeux le site stratégiquement placé sur les bords de ce grand fleuve et  bien fourni en noyers, il y entreprend immédiatement la construction d’un comptoir,  l’Abitation de Québec.

Champlain et l'Abitation

AbitationL’Abitation sera formé de trois bâtiments de deux étages, collés, avec galeries au deuxième et un fossé entourant le complexe, question de rendre l’accès un peu plus pénible pour les Iroquois, les Espagnols ou les Anglais, tous considérés méchants.  Le premier terminé étant le magasin, on peut aujourd’hui comprendre cette propension quasi maladive aux emplettes pour l’Homo Magasinus.

Dès les premiers jours, il y a odeur de complot, alors que Jean Duval, le serrurier, aurait ourdi avec quelques complices l’assassinat du boss, pour ensuite vendre la petite colonie aux Espagnols, les commanditaires.  Or un des complices, dégonflé, se confie à Sam, qui ne la trouvera pas drôle.  Le premier Duval d’Amérique sera donc pendu et sa tête exhibée sur une pique, un message clair destiné aux méchants Espagnols, puis les Anglais et les Iroquois, tout aussi méchants; et pourquoi pas, pour les potentiels traîtres français itou.

Quoique privé d’un serrurier, ce ne sera pas le premier souci de Champlain sur ce chantier, car l’hiver qui suivra sera très pénible, alors que 16 des 24 Français y résidant succomberont au scorbut.

Labaume et évêque

Le scorbut aura fait des ravages aux débuts de la colonie.  Quatre siècles plus tard, les gens de Québec n’auront plus à craindre de cette maladie mortelle due à une carence délétère en vitamine C.  Par contre, un genre de ferveur, pire, une rage nostalgique pour le hockey (score-but, la poignez-vous?) ne cessera de hanter les bonnes gens de Québec, au point où quelques illuminés auraient succombé à une petite voix, tel un chant de sirènes susurrant ‘’bâtis-le et ils reviendront… ‘’  nouveau colisée

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Congé!

1498. La brosse à dents, dans le concept encore connu de nos jours, semblerait être introduite aujourd’hui en Chine par l’empereur. L’instrument aurait été fait à partir de poils de porc, groupés et alignés sur un manche de bambou ou à partir d’un os.

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Pour sa part, Napoléon Bonaparte, un empereur un peu plus moderne, aurait privilégié un modèle en crin de cheval, monté sur un manchon plus à la hauteur de son statut.  Il faudra attendre en 1938 pour voir les poils d’animaux être supplantés par cette nouvelle invention de la compagnie DuPont, le nylon.

Les dates d’introduction de la brosse à dents varient énormément sur le web, les sources me donnant une légère marge d’erreur d’à peine 7 siècles.   Alors, pourquoi  en parler aujourd’hui, me demanderiez-vous?  À défaut d’inspiration, je tenais quand même à publier une p’tite chronique, sans trop pousser les recherches.  Ceci dit, les activités extérieures, les soirées qui s’allongent et les grasses matinées qui se succèdent rendent l’exercice un peu plus ardu.  C’est avec une paresse de vacance assumée que je fais une pause de quelques jours, question de refaire le plein.  Je  vous invite quand même à consulter et partager le site www.Dejourenjour.com , sur lequel le compteur à rebours vers Noël demeure toujours actif.  On se retrouve donc en juillet, mais continuez à vous brosser les dents!

À bientôt!

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de secrets et d’insécurité

1960. William Hamilton Martin et Bernon F. Mitchell, deux cryptographes à l’emploi de la NSA (National Security Agency), quittent les États-Unis pour des vacances au Mexique. Cette escapade vire plutôt à la défection, alors qu’ils poursuivent leur route vers Cuba, d’où ils s’embarquent sur un cargo, pour aboutir en Russie.

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C’est donc la consternation à la NSA lorsque les deux transfuges apparaissent le 6 septembre suivant à une conférence de presse à Moscou, affirmant qu’ils y avaient demandé l’asile politique, tout en dénonçant leur ancien employeur, notamment pour ses pratiques douteuses d’espionnage en territoires étrangers, incluant chez les alliés.

En réaction à cette défection, les autorités tenteront de discréditer publiquement Martin et Mitchell.  À peine remise de la belle époque de la Peur Rouge, instituée par l’illuminé sénateur Joseph McCarthy, où tout citoyen en cette glorieuse terre d’Amérique pouvait être accusé d’allégeance communiste, quoi de mieux que d’invoquer des suspicions de déviance sexuelle?

NSwoden

En 1963, la NSA affirmera que ‘’sans aucun doute, aucun autre évènement n’a eu, ni n’aura probablement dans le futur, un plus grand impact sur le programme de sécurité de l’agence.’’  Comme les performances et les records sportifs, il y aura toujours un incident ou évènement qui viendra éventuellement éclipser le précédent, mais la NSA peut dormir tranquille pour le moment, Wendy Snowden n’accouchant du petit Edward que 20 ans plus tard.

Assange wanted

Et puis, il y a le site WikyLeaks d’un autre ‘’ami’’ de la NSA, Julian Assange (un autre déviant?), sévissant depuis maintenant cinq ans, dont les révélations récentes d’écoute électronique à la présidence française provoquent des acrobaties diplomatiques entre la Maison Blanche et l’Élysée.  Pouvez-vous imaginer la richesse du matériel en provenance du 24 Sussex Drive dans le disque dur de la NSA?  À bien y penser, ça pourrait un jour ressortir, via SNL…

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Fête nationale

Voici encore un peu de récupération, espérant que vous ayez déjà oublié la cuvée 2014…

1880. Un chant patriotique canadien-français, composé par Calixa Lavallée et Adolphe-Basile Routhier pour le compte de la Société Saint-Jean-Baptiste, est entonné pour la première fois. Dans le cadre des festivités du centenaire de la Confédération en 1967, un effort est entrepris pour officialiser ‘’Ô Canada’’ comme hymne national, ce qui ne sera finalement concrétisé qu’en juin 1980.

Fête nationale

1975. Pendant ce temps, cette même Société Saint-Jean-Baptiste aurait levé le nez sur ce chant patriotique, étant supplanté dans le cœur collectif par ‘’Gens du pays’’, un nouvel hymne d’amour proposé par notre Gilles Vigneault national. Bon, l’Ô Canada demeure quand même un populaire cri de ralliement, fort apprécié des p’tits gars du Canadien et leurs fans, surtout lorsque livré par madame Reno; pour le reste, on laissera ça au ROC.

Fleur de parapluie

La Saint-Jean, rebaptisée  Fête nationale depuis l’époque Lévesque, est l’occasion d’agglutinement de milliers de québécois, tenant un drapeau d’une main et la blonde, le p’tit ou une Bud de l’autre, piétinant un sol boueux sous la pluie, celle-ci habituellement fidèle au rendez-vous,.  Or depuis l’annexion de la Vieille Capitale à Labeaumeland, on a pu noter une baisse d’assistance marquée sur les pas assez Pleines d’Abraham.  Du côté de Montréal, après le Mont-Royal, c’est le parc Maisonneuve qui s’est retrouvé orphelin de l’évènement, maintenant présenté sur la sympathique et intime Place des Festivals.  On chuchote que le prochain site à l’étude serait la ruelle Beau-Dommage…

Avec tout ça, nous sommes déjà à mi-chemin vers la veille de Noël.  Enjoy!

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Laura

1813. Laura Secord quitte sa maison au petit matin et entreprend une marche qui s’étirera sur 32 kilomètres. Son objectif est d’aller alerter la garnison britannique de la bourgade voisine de Beaver Dams qu’une attaque surprise des troupes américaines est imminente. En fait, la distance entre son village de Queenston, dans la péninsule du Niagara et Beaver Dams n’est que de 12 kilomètres; or la futée p’tite madame, qui a un sens de l’orientation supérieur à celui de ma douce chérie et qui n’est pas faite en chocolat (du moins, pas pour un autre 100 ans), fera des détours pour éviter d’attirer l’attention des forces d’occupation américaines de son patelin.

Laura Secord Beaver Dams

Elle parviendra à joindre le lieutenant James Fitzgibbon et lui faire part des conversations entendues la veille d’officiers hébergés chez elle.  Grâce à cette intervention, ce sont plutôt les Américains qui le 24, feront les frais de la surprise, le contingent  de 462 hommes étant contraint de se rendre face à 50 soldats britanniques, soutenus par environ 400 Mohawks.

Laura Secord 1812

Laura Secord 1865Sera-t-elle récompensée pour sa bravoure?  Malgré des demandes répétées, il lui faudra attendre presque 50 ans avant d’avoir une quelconque reconnaissance.  Ce n’est qu’à l’âge de 85 ans qu’elle recevra la ‘’généreuse’’ somme de 100£ du prince de Galles, le futur roi Edward VII, une pitance pour une héroïne de la trempe des Madeleine de Verchères et Paul Revere.  Deux siècles plus tard, la belle Laura, avec son pif de jeune première (et un bon agent) aura sûrement pu attirer la reconnaissance d’une nation de façon plus efficace.

Et les p’tits Simards, qui avec cette seule ritournelle des p’tits poudings, auront probablement empoché plus de revenus qu’elle une vie durant.  Il y a de ces injustices…

N’en déplaise à l’ancien premier ministre Borden, le poster boy du jour sur notre ”brun”, ou même à notre Liz II adorée, une monnaie rafraîchie, version Laura, serait sûrement appréciée.

Laura 100$

 

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Champlain, Castor et Coluche

Petit brin de paresse ce matin, alors que les fidèles de la première heure auront ce sentiment de déjà-vu, même si légèrement rafraîchi.  Je reprends en effet l’essentiel de la chronique publiée à cette date, l’an passé.

1610. Samuel de Champlain et ses alliés Hurons, Algonquins et Innus défont les Iroquois lors de la bataille de Sorel. Ce ne sera qu’une des nombreuses altercations dans le cadre des guerres franco-iroquoises dans la vallée du Saint-Laurent.

iroquois nation samuel-de-champlain Hell's Angels

Le motif? Principalement le contrôle du commerce des fourrures.  Doit-on conclure que Don Sieur Champlain aurait également été le premier parrain de la colonie?

castor

Quelques siècles plus tard, Sorel sera le théâtre d’autres opérations, cette fois les corps policiers contre les Hell’s Angels, sympathiques commerçants de biens et services autres que vestimentaires.  Ouf, le castor peut respirer et retourner bricoler en paix.

Restos du Coeur

Michel Gérard Joseph Colucci, mieux connu sous le nom de Coluche, rend l’âme dans un accident de moto. Humoriste, comédien, philosophe, également agitateur, il aura fondé, l’année précédente en France, l’association des Restos du Cœur, venant en aide aux plus démunis.

Probablement inspiré par le regretté comique et philanthrope, un ex maire en attente de son procès pour une pléiade de méchancetés, incluant gangstérisme, s’est récemment recyclé en cuistot bénévole dans un organisme communautaire.

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‘’J’ai toujours beaucoup aimé aider les gens.  C’est ce qui m’a motivé toute ma vie, en politique et avant la politique’’, aurait-il été cité dans un grand quotidien montréalais.  Oh, j’entends une voix qui me chuchote à l’oreille, ‘’Achetez-lui une moto, à ce con!’’  C’est méchant, mais merci monsieur Coluche.

Une dernière note à propos de Sorel; ça aurait l’air que le sapin de Noël y aura fait sa première apparition en Amérique du Nord la veille de Noël, 1781.  Petite émotion.  Plus que 188 jours…

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L’Appel

1940. Alors qu’un illustre Français se tapait un Waterloo sur la gueule 125 ans plus tôt, un autre, fraîchement exilé à Londres, entreprend en ce 18 juin son Appel à la résistance, adressé à tous ses compatriotes en territoire britannique, sur les ondes de la BBC.

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Deux jours plus tôt à Bordeaux, le général Charles de Gaulle, alors sous-secrétaire d’État à la Défense, allait présenter une proposition de solidarité franco-britannique à son gouvernement, déjà acceptée par Winston Churchill, pour contrer l’Allemagne hitlérienne.

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Or il était trop tard, le président du Conseil ayant déjà démissionné et passé les rênes au maréchal Philippe Pétain.  L’octogénaire maréchal, agissant sûrement en bon père de famille, avec une offre d’armistice , allait rendre au Führer la France sur un plateau d’argent.

Anger

De retour à Londres, avant d’avoir le feu vert pour passer en ondes, de Gaulle aura à se calmer et éditer son texte, jugé un peu trop intense au goût de ses hôtes britanniques, surtout le préambule où il qualifie de traître de Vichy, ce putain de Pétain devenu pantin hitlérien…  J’arrête ici pour souligner que cette dernière phrase n’est pas le verbatim de de Gaulle, même si on peut imaginer les états d’âme de l’homme d’État en devenir.  Non plus serait-il un ancêtre du slameur Grand Corps Malade.

Donc la version édulcorée transmise en ondes aura débuté comme suit : «Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer»

Cet Appel en ondes sera suivi d’une version condensée, placardée sur les murs de Londres :

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Merci à herodote.net pour le contenu de cette chronique.

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Coupez!

1815. Souhaitons une bonne soirée à Napoléon, car sa visite demain à Waterloo ne sera pas des plus agréables.

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1939. Dernière décapitation publique en France, mettant en vedette Eugène Weidmann, ‘’le tueur au regard de velours’’.

Avec l’aide de quelques complices, il aura fait 6 victimes, toutes tuées  entre juillet et novembre 1932, dans la région parisienne.  La première, Jean de Koven, une danseuse américaine de la compagnie The Miracle de Broadway, charmée par le beau jeune homme, sera droguée et étranglée, alors que les autres seront sommairement abattues d’une balle à la nuque.  Dans tous les cas, la motivation aurait été de dépouiller les victimes de leur argent, sauf que dans l’ensemble, les récoltes s’avérèrent plutôt décevantes.

L’exécution, devant l’entrée de la prison de Versailles, tourne en cirque.  Retardée de 45 minutes, l’arrivée du condamné sur l’échafaud cause un certain remous dans l’assistance, alors que journalistes prennent plusieurs photos, même des films.  Une fois la lame de la guillotine tombée, confirmant  le condamné bel et bien coupable (la poignez-vous?), il y aurait eu dans l’assistance quelques hystériques qui auraient réussi à tromper la vigilance des gardes pour s’approcher et toucher au sang.  Ouache!

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Perturbé par l’incident, le président du Conseil des ministres, Édouard Daladier décrètera le 24 juin suivant, non pas la fête de la Saint-Jean, mais l’abolition des exécutions capitales publiques.  Malheureusement, en début du XXIe siècle, les sympathiques représentants de l’État Islamique trouveront le concept plutôt amusant….

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Munsters, Inc

1816. Il fait un temps de c… à la villa Belle Rive, sur les bords du lac Léman, en Suisse, rebaptisée villa Diodati par son locataire en exil, le poète George Gordon Noel, 6e Lord Byron, ou Lord Byron, pour les intimes. En fait, la météo est merdique sur toute l’Europe et (pourquoi pas) également merdique ce matin à Laval, où s’écrivent ces quelques lignes.

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Une pluie interminable le confinant donc à l’intérieur avec son coloc, John William Polidori et des invités, sa maîtresse Claire Clairmont,  Percy Bysshe Shelley et sa douce (et future épouse), Mary Wollenscraft Godwin, il profite de la lecture, à la lueur d’une chandelle, de Fantasmagoriana, un recueil d’histoires d’horreur et de fantômes, pour  lancer à chacun le défi de pondre une histoire d’horreur de son cru.

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Cette soirée s’avèrera inspirante pour tous.  Notons entre autres  le classique Frankenstein  de Mary Shelley (on confirme donc son mariage avec Percy) publié en 1818, suivi en 1919 du The Vampyre de Polidori, précurseur de Dracula.

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Pour ma part, je ne suis pas un grand fan d’histoires d’horreur, sauf si servies dans une version ”light”, comme le suggèrent ici les photos, bien sûr.

Vous savez comment on appelle un vampire gai?  Draculons!  S’cusez-le…

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Vulcanisation

1844. Le brevet américain no. 3,633 est accordé à Charles Goodyear pour la vulcanisation du caoutchouc. C’est un procédé de cuisson avec un mélange de soufre rendant le caoutchouc plus élastique, mais surtout le stabilisant pour résister aux fluctuations de température et autres méchancetés de la nature que je me garderai de décrire, mes connaissances dans le merveilleux monde de la chimie étant d’une nullité désespérante.

Goodyear

Son brevet aura été précédé d’à peine quelques semaines par un autre, accordé en Grande-Bretagne à  Thomas Hancock, ce dernier ayant développé son procédé en s’inspirant de premiers échantillons cuisinés par Goodyear.  Mais il est entendu que le mérite appartient à Goodyear, pour les nombreuses années de labeur acharné, malgré les faillites et les atteintes sérieuses à sa santé causées par l’exposition aux substances; on peut d’ailleurs constater les effets ravageurs sur sa physionomie.

C.Goodyear Mr.Spock

La Goodyear Tire & Rubber Company verra le jour près de 40 ans après sa mort, n’ayant pour seul lien avec le nom Goodyear qu’un  clin d’œil à l’inventeur.

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