Noble descendance

En 1638, un charpentier du nom de Guillaume Couture débarque en Nouvelle-France.  Démontrant un talent en langues, il devient vite interprète pour les jésuites auprès des peuples amérindiens.  Capturé par les Iroquois lors d’une expédition en Huronie avec le père Isaac Jogues, il résistera à la torture, surtout des méchancetés telles du tordage, des brûlures et écrasements de doigts.  Dieu merci, il n’est pas plaignard, ni pianiste.  Son courage, probablement son beau look itou, fait qu’une Iroquoise obtient son adoption au village.  Le père Jogues, sûrement moins cute, restera esclave, puis s’échappera, seulement pour revenir quelques années plus tard et finir décapité et scalpé.

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Guillaume Couture participe comme interprète au premier  traité de paix entre les Français et les Iroquois en 1645, qui s’avère être un succès, quoiqu’éphémère.  Reconnaissant, le gouverneur de Montmagny lui concède une terre à la seigneurie de Lauzon, aujourd’hui Lévis, sur la rive sud de Québec, faisant de lui le tout premier colon, en mai 1647 à y habiter.  Il y épousera Anne Aymard et ils auront dix enfants.  Il sera également explorateur, découvrant entre autres le lac Mistassini, en 1663.  Plus tard, à titre de capitaine de milice, il repoussera l’invasion de l’amiral Phips à Pointe-Lévy en 1690.

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On peut apercevoir un autre Guillaume Couture (1851-1915), le premier musicien Canadien diplômé du Conservatoire de Paris, immortalisé sur la magnifique murale de Frederic Back – c’est le barbu, au centre – dans la station Place-des-Arts du métro de Montréal.  Ce dernier aura marqué l’histoire musicale de Montréal.

Mais pourquoi diantre ais-je choisi d’écrire sur Guillaume Couture ce matin, me demanderiez-vous?  C’est en fait un prétexte pour souligner l’anniversaire aujourd’hui d’un de ses dignes descendants, Guillaume, ces jours-ci un populaire membre de l’équipe de hockey des Braves d’Ahuntsic (Midget BB), né en 1999.  Bonne fête, cher filleul!

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