Portions réduites

1947. Aux États-Unis, le sucre est le dernier aliment à être retiré du programme de rationnement, imposé dès le printemps 1942 pour pallier aux pénuries ou soutenir l’effort de guerre. Le rationnement des autres catégories alimentaires, telles les viandes, poissons, produits laitiers et mets usinés, aura été levé dès la fin de la guerre.

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En fait, presque toute production civile sera limitée ou convertie pour l’industrie militaire, en commençant dès janvier 1942 par les pneus, rapidement suivie par les automobiles, le Japon ayant pris le contrôle des pays de l’Asie du Sud-Est, dont l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande, d’où venait l’essentiel de la production mondiale du caoutchouc.

Pour toutes les commodités, le rationnement aura eu le mérite d’empêcher l’inflation astronomique des prix.  Évidemment, on laissera le marché noir hors de l’équation.

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Dans le cas du sucre,  la perte des Philippines (encore les japonais) et la conversion au matériel militaire des échanges cargo avec Hawaï en limitent de façon dramatique la disponibilité.  Chaque personne se voit attribuée un livret de ration avec coupons détachables pour une livre de cet or blanc aux 2 semaines.

Imaginez aujourd’hui être limités à ½ lbs (227 grammes) de sucre par semaine chacun, soit l’équivalent du sucre contenu dans seulement 6½ canettes de 330 ml de Coca-Cola (ou Pepsi, si vous préférez) classique.

Rations

Si la liste de rationnement était encore maintenue, une Smart suffirait pour aller faire le pèlerinage familial mensuel au Costco.  On serait collectivement moins obèse itou…