de secrets et d’insécurité

1960. William Hamilton Martin et Bernon F. Mitchell, deux cryptographes à l’emploi de la NSA (National Security Agency), quittent les États-Unis pour des vacances au Mexique. Cette escapade vire plutôt à la défection, alors qu’ils poursuivent leur route vers Cuba, d’où ils s’embarquent sur un cargo, pour aboutir en Russie.

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C’est donc la consternation à la NSA lorsque les deux transfuges apparaissent le 6 septembre suivant à une conférence de presse à Moscou, affirmant qu’ils y avaient demandé l’asile politique, tout en dénonçant leur ancien employeur, notamment pour ses pratiques douteuses d’espionnage en territoires étrangers, incluant chez les alliés.

En réaction à cette défection, les autorités tenteront de discréditer publiquement Martin et Mitchell.  À peine remise de la belle époque de la Peur Rouge, instituée par l’illuminé sénateur Joseph McCarthy, où tout citoyen en cette glorieuse terre d’Amérique pouvait être accusé d’allégeance communiste, quoi de mieux que d’invoquer des suspicions de déviance sexuelle?

NSwoden

En 1963, la NSA affirmera que ‘’sans aucun doute, aucun autre évènement n’a eu, ni n’aura probablement dans le futur, un plus grand impact sur le programme de sécurité de l’agence.’’  Comme les performances et les records sportifs, il y aura toujours un incident ou évènement qui viendra éventuellement éclipser le précédent, mais la NSA peut dormir tranquille pour le moment, Wendy Snowden n’accouchant du petit Edward que 20 ans plus tard.

Assange wanted

Et puis, il y a le site WikyLeaks d’un autre ‘’ami’’ de la NSA, Julian Assange (un autre déviant?), sévissant depuis maintenant cinq ans, dont les révélations récentes d’écoute électronique à la présidence française provoquent des acrobaties diplomatiques entre la Maison Blanche et l’Élysée.  Pouvez-vous imaginer la richesse du matériel en provenance du 24 Sussex Drive dans le disque dur de la NSA?  À bien y penser, ça pourrait un jour ressortir, via SNL…