L’Appel

1940. Alors qu’un illustre Français se tapait un Waterloo sur la gueule 125 ans plus tôt, un autre, fraîchement exilé à Londres, entreprend en ce 18 juin son Appel à la résistance, adressé à tous ses compatriotes en territoire britannique, sur les ondes de la BBC.

deGaulleLondres

Deux jours plus tôt à Bordeaux, le général Charles de Gaulle, alors sous-secrétaire d’État à la Défense, allait présenter une proposition de solidarité franco-britannique à son gouvernement, déjà acceptée par Winston Churchill, pour contrer l’Allemagne hitlérienne.

pétain

Or il était trop tard, le président du Conseil ayant déjà démissionné et passé les rênes au maréchal Philippe Pétain.  L’octogénaire maréchal, agissant sûrement en bon père de famille, avec une offre d’armistice , allait rendre au Führer la France sur un plateau d’argent.

Anger

De retour à Londres, avant d’avoir le feu vert pour passer en ondes, de Gaulle aura à se calmer et éditer son texte, jugé un peu trop intense au goût de ses hôtes britanniques, surtout le préambule où il qualifie de traître de Vichy, ce putain de Pétain devenu pantin hitlérien…  J’arrête ici pour souligner que cette dernière phrase n’est pas le verbatim de de Gaulle, même si on peut imaginer les états d’âme de l’homme d’État en devenir.  Non plus serait-il un ancêtre du slameur Grand Corps Malade.

Donc la version édulcorée transmise en ondes aura débuté comme suit : «Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer»

Cet Appel en ondes sera suivi d’une version condensée, placardée sur les murs de Londres :

appel18juin

Merci à herodote.net pour le contenu de cette chronique.

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