non merci

1827. La France, la Grande-Bretagne et la Russie (l’Autriche et la Prusse refusant d’y participer) signent le traité de Londres, imposant la fin des hostilités entre la Grèce, en guerre pour son indépendance depuis 1821 et l’occupant, l’Empire ottoman. Ce traité, reprenant les grandes lignes du protocole de Saint-Pétersbourg trois ans plus tôt, est une reconnaissance politique de la Grèce, ainsi qu’une invitation à la médiation lancée à l’Empire ottoman.

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Ce dernier refusant l’ingérence des signataires du traité de Londres, ça prendra d’une part une intervention armée quelques mois plus tard dans la baie de Navarin, où la coalition franco-anglo-russe aura le dessus sur la flotte composée de navires turcs et égyptiens.  Mais ce sera surtout l’aboutissement de la guerre russo-turque en 1829, la Russie soutenant la révolte grecque, qui finalement forcera l’Empire ottoman à lâcher prise et accepter l’indépendance de la Grèce.  Quoique très, très simpliste, c’est en gros le résumé des évènements.

2015. Les médias du monde claironnent ce matin la victoire claire du NON. Aux prises avec une dette écrasante, la Grèce vient malgré tout de signifier par référendum son refus du plan d’austérité imposé par la zone euro. Faudra-t-il une intervention du Kamarade Poutine pour aider la Grèce à se sortir de son merdier économique?

grece euro

Dans un autre ordre d’idée, cette victoire référendaire s’est acquise en rejetant une condition.  Avis aux forces souverainistes locales, si l’occasion se représentait, peut-être devriez-vous considérer une question à affirmation négative pour atteindre votre but?  Avouez que pour des collectivités, le refus semble être un choix plus aisé que l’engagement.  D’ailleurs, le NON mène déjà ici 2-0…

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