Loup-de-guerre

1304. Dans le cadre de la première guerre d’indépendance de l’Écosse, le dernier château, celui de Stirling, passe sous contrôle anglais.

stirling-castle

En fait, il faut préciser que cette imposante forteresse, stratégiquement située en hauteur aux abords du fleuve Forth, changera de mains à quelques reprises durant les hostilités.

315px-River_Forth_course_3

Assiégés par les troupes anglaises et bombardés par des engins de siège depuis quelques mois, les écossais avaient décidé de se rendre en voyant les Anglais finaliser l’installation devant leurs portes d’un imposant trébuchet, le plus gros jamais vu.  Sir William Oliphant offre donc sa reddition au roi Édouard I d’Angleterre, mais ce dernier la refuse, n’ayant pas encore eu le bonheur de voir son tout nouveau jouet de guerre, affectueusement baptisé ‘’Warwolf’’, à l’œuvre.

Stirling_Warwolf_Trebuchet

Et pour cause, une arme lourde pouvant lancer avec grande précision des projectiles de 135 kilos, ayant nécessité les efforts de 5 maîtres charpentiers et 49 manœuvres durant 3 mois, se devait de faire la démonstration d’un retour sur investissement.  C’est ce qu’elle fera de façon convaincante en pulvérisant les portes en quelques jets.

Le souverain est tellement content de ce qu’il a vu, que non seulement accepte-t-il la reddition sans condition de la cinquantaine de militaires qui défendaient la forteresse, mais les épargne, ce qui va contre la coutume moyenâgeuse (encore respectée sept siècles plus tard) de massacrer l’ennemi.  En fait, seul le traître qui avait fait basculer le contrôle du château aux mains des Écossais quelques années plus tôt, se verra séparé de sa tête.

En plus de saluer la magnanimité du bon roi Édouard I pour le sort réservé à l’ennemi en cette occasion, il serait de bon ton de souligner que le Warwolf n’aurait préalablement pas été testé sur des animaux, une initiative sûrement appréciée aujourd’hui par la Humane Household Products