Homo Bellicus

1914. Quelques semaines après l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc autrichien Franz Ferdinand et de sa femme par un nationaliste serbe, l’ambassadeur austro-hongrois, le baron Giesl von Gieslingen, livre au ministère des Affaires étrangères de la Serbie une série de requêtes sous forme d’ultimatum. Le délai est fixé à 48 heures pour y répondre.

von Gieslingen

Les autorités serbes accepteront la majorité des conditions énumérées dans l’ultimatum, refusant par contre l’ingérence austro-hongroise dans la commission d’enquête sur l’assassinat de l’archiduc.  Blâmant la Serbie pour l’attentat, ce sera le prétexte pour l’empire austro-hongrois, avec la complicité de l’Allemagne, de frapper rapidement ce pays avant que la Russie, son principal allié et dans une moindre mesure, la France et la Grande Bretagne ne réagissent.  Une p’tite vite, comme on dirait ici.  Or, tous les pays pensent la même chose (la p’tite vite), les déclarations de guerre affluant de partout, les pieds se multipliant dans l’engrenage.  On se retrouve donc à 48 heures d’un beau cirque qui au final s’étirera sur 4 ans, 3 mois et 2 semaines, impliquera une centaine de pays (donc une meilleure participation qu’à bien des olympiques) et causera des millions de victimes.  On l’appellera la Grande guerre…

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