Pesteries

1349. Accusés d’avoir empoisonné les puits d’eau potable, environ 6 000 juifs de la ville de Mayence, près de Francfort, sont exterminés ou s’enlèvent la vie tout en incendiant leurs maisons et synagogues, non pas pour effectuer un transit vers Sirius, tels des chevaliers de l’OTS, mais bien pour échapper aux émeutiers.

220px-Diffusion_de_la_peste_noire_1347_1351.svg

La peste bubonique, ou peste noire ravage l’Europe.  Ne trouvant aucune explication médicale au fléau qui décime entre 25 et 50% des populations, il faut bien un ou des coupables.  Ça tombe mal pour les communautés juives, minoritaires dans une Europe majoritairement peu instruite, chrétienne et toujours un brin antisémite.  Il appert que certains auraient même avoué leur crime, sous la torture, évidemment.  Au service de l’aristocratie, prospérant dans le commerce et la finance, les juifs s’attirent la méfiance et la haine des paysans.  De plus, quelle meilleure façon pour liquider ses dettes, que de liquider le créancier?

On viendra éventuellement à comprendre, grâce aux avancées en médecine et en biologie qu’une p’tite bibitte, en visite après une tournée triomphale (et meurtrière) en Asie centrale, est la véritable source de la pandémie.   Malheureusement pour les juifs, cette « bonne » nouvelle ne sera découverte que quelques siècles plus tard, quoiqu’une majorité d’entre eux aurait succombé à la peste, de toute façon.

290px-XenopsyllaCheopis

Xenopsylla cheopsis, une puce de rat, a épuisé sa banque d’hôtes naturels, les premiers décimés par la peste.  Elle aura découvert en l’humain un nouvel hôte à sang chaud et aux habitudes hygiéniques encore très rudimentaires sur qui se nourrir, prospérer et propager la « bonne nouvelle »; c’est le bacille de la peste, au nom sympathique Yersina pestis.

2015. Bon, espérant (naïvement) une alternative viable, peut-on juste venir à bout de la Progressif conservatis?

Harp