Pestis, prise II

1894. Puisque le sujet est encore frais, offrons nos hommages aujourd’hui à Kitasato Shibasaburo, un médecin et bactériologiste japonais ayant découvert l’agent pathogène de la peste, alors que celle-ci fait rage à Hong Kong.

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C’est le même monsieur qui avait réussi, quelques années plus tôt, à produire la culture pure de la bactérie Clostridium tetani, cause du tétanos, puis de démontrer l’efficacité des antitoxines (bon sang, si ma mère pouvait me lire sur « les internet », elle ne me reconnaîtrait plus!).

 

 

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En fait, il faut également noter les efforts parallèles d’Alexandre Yersin, un compétiteur franco-suisse de l’Institut Pasteur, également médecin et bactériologiste, qui fera la même découverte, mais battu de peu au fil d’arrivée par Shibasaburo.  Par contre, ses recherches étant mieux documentées et rigoureuses que celles du japonais, la reconnaissance ultime lui reviendra, la communauté scientifique baptisant le bacille Yersina pestis.

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Tout cela est bien beau, mais encore faut-il savoir comment se propage la peste bubonique chez l’homme.  Il faudra patienter encore 4 ans avant que la p’tite puce du rat, Xenopsylla cheopis, ne soit débusquée comme vecteur principal, cette fois par Paul-Louis Simond, un autre pasteurien.
160px-Puce_rat_adulteOn peut la voir, honteuse, marcher tête basse, telle une malheureuse abonnée du site Ashley Madison…