Agent Orange

1961. Dans le cadre de la guerre du Viêt Nam, c’est à un petit village vietnamien à proximité de Dak Tô, près des frontières avec le Cambodge et le Laos qu’est réservé un premier test d’épandage de produits défoliants à des fins militaires. Le but est de détruire le couvert végétal et les récoltes de riz assurant l’alimentation des méchants Viet Cong.

Originalement frileuse face à l’idée, la hiérarchie américaine se convainc assez rapidement que la destruction de récoltes par épandage chimique ne contreviendrait pas au Protocole de Genève.  D’ailleurs, on pouvait s’appuyer sur le précédent créé dix ans plus tôt par les Britanniques, qui durant l’insurrection communiste malaise, avaient généreusement arrosé le paysage d’un mélange d’herbicides 2,4,5-T et 2,4-D, mieux connu sous le nom d’Agent Orange.

Bien qu’il y aura eu une variété de défoliants utilisés durant ce conflit, groupés sous le vocable des herbicides arc-en-ciel, l’Agent Orange aura été le plus populaire, comme en fait foi sa consommation estimée dans la période 1961-67 à plus de 75 000 000 litres, sur une surface de 24 000 km2.

En plus de la végétation, l’impact sur la santé humaine sera désolant.  On comptera de nombreuses victimes rendues malades, même décédées, suite à l’exposition au poison, variant entre des dizaines et des centaines de milliers selon les sources.  Évidemment, les chiffres sont contestés, tant par les autorités militaires que les fabricants, principalement Dow Chemicals et Monsanto.  On peut encore voir aujourd’hui les effets néfastes de ces produits…

teletubbiesTrumpdumb

 

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