de Révolution et baignoire nationale

1793. jean-baptiste-carrier-jpegSur la Loire, en cette nuit du 26 au 27 Brumaire An II (16-17 novembre), une barque à fond plat est coulée, entraînant la noyade d’environ 90 prisonniers qui y étaient entassés, tous des prêtres dits réfractaires. C’est la première d’une longue série de noyades de masse qui se dérouleront dans la Loire, soit jusqu’en février 1794. Ironiquement, l’incident, considéré comme un ‘’accident’’ par Jean-Baptiste Carrier, sera adopté quelques semaines plus tard comme standard par le Comité révolutionnaire de Nantes, qu’il dirige, en plus de la fusillade et la guillotine, pour expédier les exécutions des ennemis de la Terreur.

Selon les sources, on comptera entre 7 et 11 noyades organisées, liquidant une moyenne de 300 à 400 personnes, hommes, femmes et enfants.

Un commissaire civil de l’époque écrira aux administrateurs ‘’Ici on emploie une toute autre manière de nous débarrasser de cette mauvaise engeance.  On met tous ces coquins-là dans des bateaux qu’on fait couler ensuite à fond.  On appelle ça « envoyer au château d’eau ».  En vérité, si les brigands se sont plaints quelque fois de mourir de faim, ils ne pourront pas se plaindre de mourir de soif…’’.

J-B Carrier, ne manquant pas non plus d’humour, fera référence à ces exécutions de « déportations verticales », qualifiant la Loire de « fleuve républicain ».

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En ce 26 Brumaire An CCXXV (aujourd’hui, selon le calendrier républicain français), espérons que les proches du président élu – dont il vaudrait mieux taire le nom, même si sa fille vend de beaux bijoux – feront preuve d’un peu plus de retenue envers l’engeance d’Amérique.

ivanka-bijou

 

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