Méo et moi

Ceci devait être une suite sur le nouveau thème ‘’Nécro Flash’’, une chronique où je salue quelques personnages ayant traversé en ce jour dans une nouvelle dimension, ou comme disait jadis Elizabeth, ma plus jeune, ”ils sont devenus morts”.

En faisant le survol de mes sources habituelles sur internet pour la préparation de cette chronique, je suis tombé sur Bartolomeo Cristofori, un facteur de clavecins à qui est attribuée la paternité du piano moderne, décédé en 1731.

Or, c’est à ce moment que tout a chaviré en moi.  Pas qu’une émotion, des sanglots!  J’ai dû m’éloigner du clavier pour éviter de le mouiller.  Il y a peut-être un tout petit peu de frustration liée à mon incapacité à maitriser l’instrument, mais vraiment plus pour en rire que pour en faire une scène.  En fait, oui j’avoue être déjà monté sur une scène, mais l’expérience a été catastrophique, comme un voyage dans le Twilight Zone…

Il faut dire que malgré les quelques siècles qui nous séparent, Méo et moi avons depuis près de trois décennies une relation spéciale.  Je l’ai rencontré à un moment où ma vie ne pouvait être mieux exprimée que par une toune de Lisa LeBlanc.  C’était à la limite de l’enfer.  D’où le lien émotionnel.  N’ayez crainte, avec des ajustements tant du côté professionnel que relationnel, le tout saupoudré de thérapie, ça s’est grandement amélioré depuis.  Voilà pour la tranche de vie.

En fait, ce n’est pas l’inventeur du piano lui-même qui est venu me chercher dans les tripes, mais plutôt un artiste New Age, David Lanz, qui lui a dédié ce qui, à mes oreilles, est un petit chef d’œuvre, Cristofori’s Dream.  Dès les premières notes, je fonds…

Revenant à Méo et son métier, un facteur de clavecins (ou de pianos) n’est pas un livreur, mais le concepteur et artisan qui les fabrique.  Aux ignares qui s’ignorent, tenez-vous le pour dit!

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