de décrets et de couleurs

1492. À l’Alhambra de Grenade, Isabelle de Castille et Ferdinand II d’Aragon signent l’édit d’expulsion des juifs de la péninsule Ibérique. Suite à la victoire sur les musulmans, le ‘’très catholique’’ couple royal signifiera à la communauté juive à son tour qu’elle n’est pas tout à fait appréciée dans les Espagnes médiévales.
La reproduction du document est plutôt ardue à lire, c’est pourquoi je vous en livre ici un bref extrait : ‘’…nous avons décidé d’ordonner à tous les juifs, hommes et femmes, de quitter nos royaumes et de ne jamais y retourner…à date du 31 juillet 1492 et ne plus rentrer sous peine de mort et de confiscation de leurs biens…’’.

Au moins, l’avis d’éviction leur accordera quatre mois de délais.  Par contre, il ne faudra pas compter sur les Apollinairois (parbleu! c’est à peine à un jet de pierre de la bucolique municipalité de Saint-Gilles, où mon p’tit frère y occupe un lot gazonné) pour accueillir les fautifs pour leur repos éternel.  Vous aurais-je perdu dans le récit?  Pardonnez cette déviation de contexte; c’est la faute de la petite voix dans ma tête…

 

Or, contrairement au sort réservé à un apprenti monarque des Amériques modernes, qui ne cesse d’être bafoué d’un édit exécutif (pourtant bien présenté dans un magnifique cartable d’allure présidentielle, incluant un résumé de son électrocardiogramme) à l’autre, Belle & Fern, eux, n’auront pas été importunés par la résistance issue de leur propre establishment juridique.

Pour la culture, on pourrait comparer l’Alhambra, ou ‘’la rouge’’ à la Maison-Blanche de Washington, deux sièges du pouvoir d’époques différentes.  Donald pourrait-il considérer faire repeindre son palais aux couleurs de celui d’Andalousie?  À bien y penser, ça ne serait pas génial, car sa chevelure risquerait de se perdre dans le décor.

  

Leave a Reply