de liaisons et d’expulsions

1911. C’est un grand jour pour Pierre Prier, alors qu’il accomplit aujourd’hui le premier vol Londres-Paris sans escale. Le directeur de l’école de pilotage Blériot de Londres, prenant place à bord d’un monoplan Blériot propulsé par un moteur Gnome de 50 chevaux, franchira la distance, à vol d’oiseau, de 344 kilomètres en 3 heures et 56 minutes.

À son arrivée sur le terrain d’aviation d’Issy-les-Moulineaux, on imagine des témoins pouvant affirmer l’avoir vu se précipiter vers les cabinets,  répétant ”I have to go…, I have to go…” Un moment historique.

2017. Un siècle et des poussières plus tard, la compagnie United Airlines est dans l’embarras depuis l’incident, quelques jours plus tôt à Chicago, impliquant un passager expulsé de force du vol 3411, avant l’envolée bien sûr, en destination de Louisville, au Kentucky.

Avec le délai, l’appareil, un Embraer* E170 propulsé par 2 réacteurs GE CF34-8E de 64 kN aura pris autant de temps pour couvrir la distance, à vol d’oiseau, d’à peine 430 km.

Gagnant (ou victime) de la populaire loterie de type overbooking organisée par les compagnies aériennes, le passager récalcitrant aura quand même réussi à revenir momentanément dans l’appareil, courant dans l’allée, répétant ”I have to go home, I have to go home” avant son éviction définitive.  Un moment hystérique.

*pour cette fois, un compétiteur reconnu comme fleuron de l’aérospatiale canadienne sera épargné de la controverse, pfiou!

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