Visite nocturne au Musée

1972. Peu après minuit ce 4 septembre, trois visiteurs pénètrent par une lucarne en réparation (donc non reliée à un système d’alarme) du toit du Musée des beaux-arts de Montréal pour ‘’magasiner’’ tableaux et autres œuvres d’art.

Ayant rapidement neutralisé les gardes de sécurité, ils font le tour et rassemblent de nombreux souvenirs pour emporter.  Or, repartir avec le butin en empruntant le même chemin qu’à l’arrivée ne sourit plus à nos voleurs, qui auraient à remonter la corde jusqu’à la lucarne, 15 mètres plus haut, puis redescendre du toit du musée par une échelle. Avec les clefs récupérées d’un des gardes, ils estiment qu’il serait plus aisé de sortir par une porte de service, confortablement installés dans un camion du musée. Or l’ouverture de ladite porte déclenche cette fois le système d’alarme. Surpris, les voleurs s’envolent à pied avec un total de 18 tableaux (surtout de petite taille) et divers bijoux et autres cossins.

Personnellement, je n’avais aucun souvenir de ce fait divers, qui on s’entend n’avait rien d’un scénario à la Thomas Crown. Il est vrai qu’en ce week-end de la Fête du Travail, les médias n’en avaient (avec raison) que pour la tragédie du Blue Bird, un incendie criminel ayant fait 37 victimes quelques jours plus tôt, la Série du Siècle au hockey, à peine entamée, puis le massacre à venir aux Jeux olympiques de Munich.

Sûr que Claude Poirier aurait aimé travailler à la recherche des ‘dividus avec Renée Russo…

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