Pierre-Esprit, Médard Chouart et HBC

1670. À Londres, par charte royale, le roi Charles II crée la Compagnie de la Baie d’Hudson. Cette charte accorde à la compagnie le monopole de traite avec les Amérindiens de biens et (surtout) de fourrures du territoire de la Terre de Rupert, incluant la Baie d’Hudson et toute la région des rivières et fleuves s’y déversant.

Ceci est le fruit d’un ‘’sales pitch’’, incluant distribution d’échantillons devant les dragons de la cour du roi d’Angleterre par deux coureurs des bois français frustrés (eh oui, ça arrive), Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseillers, suite à leurs démêlées avec le gouverneur de la Nouvelle-France.

En effet, tout fiers d’avoir rapporté une centaine de canots remplis de peaux de qualité en provenance de la Baie d’Hudson, les deux potes entrepreneurs s’étaient préalablement fait saisir leur cargaison et imposer une amende parce qu’ils auraient opéré sans permis. Puis des représentations subséquentes pour l’obtention  de tels permis s’étaient butées au refus des autorités, d’où l’idée de se tourner vers la compétition.

Quelques années plus tard, cette fois incapables de faire adopter par la compagnie une approche commerciale qu’ils jugeaient plus efficiente, telle que pratiquée par les forts Français le long des Grands Lacs, Radisson et des Groseillers, (encore) frustrés, retourneront leur allégeance vers la France.

Aujourd’hui pour son 350e anniversaire, la HBC, comme plusieurs autres bannières commerciales, pourrait avoir besoin l’aide d’un respirateur pour sa survie face à un p’tit virus…

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