Je suis un beignet

1963. Non, ce n’est pas une citation de Homer Simpson, mais bien de John Fitzgerald Kennedy lors d’un discours devant une imposante foule de Berlinois aux abords du Mur de Berlin en ce 25 juin.

En fait, le titre de cette chronique n’est qu’une amusante interprétation entre un gentilé (Berlinois) et un mets populaire (beignet fourré) identifié à sa localité d’origine. Par exemple, une Niçoise pourrait à la fois être une gente dame habitant la populaire commune de Nice, sur la Côte d’Azur, ou une salade; les deux pourraient être délicieuses, mais ici n’est pas le but de la chronique.

Alors que la guerre froide bat son plein, le président américain vient renforcer le support des États-Unis en cette enclave de Berlin Ouest, menacée d’étranglement par le blocus imposé par le régime soviétique.

Il y déclare: « Il y a 2 000 ans, la plus grande marque d’orgueil était de dire civis romanus sum (« je suis citoyen romain »). Aujourd’hui, dans le monde libre, la plus grande marque d’orgueil est de dire Ich bin ein Berliner. […] Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont des citoyens de Berlin. Par conséquent, en tant qu’homme libre, je suis fier de prononcer ces mots : Ich bin ein Berliner! » (« je suis un Berlinois »)

Aujourd’hui, dans un contexte facilement qualifiable d’annus* horribilis, pourrions-nous fièrement déclarer: civis americanus sum?…

*à ne pas confondre avec la version au ‘’n’’ unique, n’en déplaise à mon correcteur Antidote.

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