Houston

1793. À Rockbridge County, dans l’État de la Virginie, la cigogne comble aujourd’hui le major Samuel Houston et son épouse Elizabeth Paxton avec la livraison de Sam, leur 5e fils. Le p’tit connaîtra un glorieux parcours.

1836. En pleine révolution texane, alors que le fort Alamo est assiégé, c’est jour de signature à Washington-on-the-Brazos de la déclaration d’indépendance du Texas vis-à-vis le Mexique, un document rédigé hâtivement, comptant Sam Houston (le jour de sa fête) parmi la soixantaine de signataires.

Ça ne met pas un terme immédiat aux hostilités, puisque les mexicains du méchant général Antonio Lopez de Santa Anna massacreront John Wayne et ses insoumis au fort Alamo quelques jours plus tard.

Or, le général Sam Houston assurera la revanche le mois suivant à la bataille de San Jacinto (22 avril 1836), une escarmouche éclair de 18 minutes où il surprendra les forces de Santa Anna en pleine sieste.

Sam Houston sera un des présidents de la courte histoire de la république du Texas, puis éventuellement le gouverneur de l’état du Texas, suite à son annexion au sein des États-Unis.

2018. Les rumeurs courent à l’effet que Houston pourrait être la prochaine ville, après Seattle, à se voir octroyer une franchise de la LNH. Peut-être que PKP pourrait s’inspirer de Sam Houston, style proclamer l’indépendance du Québec, puis se laisser annexer par les USA, devenir le gouverneur du Québec, pour enfin convaincre monsieur Bettman de considérer la candidature des Nordiques?…

297 jours…

Alamo

1836. C’est la révolution à Coahuila y Texas, une province mexicaine. L’administration centraliste mexicaine à saveur dictatoriale est de plus en plus contestée par la population locale, principalement d’origine américaine et prônant le fédéralisme et les libertés individuelles.

Rien ne va plus à la Mission Alamo, en banlieue de San Antonio de Bexar, défendue par les texians.  Il faut dire que ceux-ci avaient défait l’armée mexicaine et pris le contrôle de San Antonio quelques mois plus tôt, établissant une garnison dans l’ancienne mission religieuse.

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Le siège de 13 jours prend fin lorsque les troupes d’Antonio de Padua Maria Severino Lopez de Santa Anna y Pérez de Lebron, ou général Antonio Lopez de Santa Anna (pour abréger un peu), font un ultime assaut.  Les mexicains investissent les lieux et liquident la totalité des maigres forces alors sous les ordres de James Bowie et William Travis, soit entre 182 et 260 miliciens et volontaires.  Strictement sur le plan mathématique, les défendeurs texians subissent 100% de pertes (sauf femmes, enfants et quelques esclaves), alors que pour les mexicains, on en compte 30%, mais sur 1 800 soldats, donc une victoire chèrement gagnée pour ce petit bastion qui originalement n’avait que peu d’importance pour les deux camps.

Santa Anna
Santa Anna

En effet, Tony de Ste-Anne (familiarité grandissante, ici), n’y voyait pas vraiment de valeur stratégique, voulant peut-être un peu venger la défaite de son p’tit cousin, le général Martin Perfecto de Cos.  De son côté, le commandant de l’armée texiane, Sam Houston, constatant les ressources en personnel et équipement inadéquats pour prêter main forte à la garnison d’Alamo, aurait mandaté le colonel  Bowie à procéder à son évacuation et destruction.  Or sur place, ce dernier se laissera convaincre par son collègue, le colonel Neill qu’il faut rester et défendre les lieux.

Bowie
Bowie

Ils réussiront à recruter quelques renforts aux alentours, dont le légendaire Davy Crockett, mais ce ne sera pas suffisant.  Ironiquement, Neill échappera au carnage, étant parti pour une autre tournée de recrutement au moment de l’attaque.

Crockett
Crockett

La réplique ne tardera pas à venir…

Alamo