En direct de la pouponnière 04-04

1846. À Genève, Auguste Pictet et sa charmante épouse Julie-Cécile de Bock sont fiers d’annoncer l’arrivée du petit Raoul, futur physicien.

Pionnier de la réfrigération, Raoul Pictet sera le premier à obtenir la liquéfaction de l’azote et de l’oxygène en combinant haute pression et basse température.  Qui sait, sans lui, un certain Frank Zamboni ne serait probablement pas devenu célèbre… On crie au génie? (…)

1913. Après le cardinal Paul-Émile Léger, le déluge? Presque, mais pas tout à fait, alors qu’arrive à Saint-Anicet le p’tit dernier de la fratrie, Jules.

Moins flamboyant que son célèbre frère, Jules passera du journalisme et l’enseignement à une belle carrière diplomatique, culminant en 1974 avec sa nomination au poste de gouverneur général de Canada.  Dans son rôle d’ambassadeur du Canada en France de 1964 à 1968, il aura eu à gérer la relation cryogénique entre Ottawa et Paris, suite à la célèbre déclaration ‘’Vive le Québec libre’’ du non moins flamboyant Charles de Gaulle, lors de sa visite à Montréal dans le cadre d’Expo 67.

Victime d’un AVC dès les premiers mois de son mandat comme 21e gouverneur général du Canada, il parviendra malgré tout, avec l’aide de son épouse Gabrielle, à le mener à terme.

1916. Fraîchement atterri dans une pouponnière de Denver, souhaitons la bienvenue à David White, futur comédien.

On* se souviendra principalement de sa contribution dans le rôle d’Alfred (Larry) Tate, l’envahissant patron de Jean-Pierre (Darrin) Stephens, dans la populaire série Ma sorcière bien-aimée (Bewitched).  Pour la trivialité, notons qu’à son décès (infarctus) en 1990, David White ira rejoindre, au Hollywood Forever Cemetery, son fils Jonathan.  Ce dernier aura été parmi les 270 victimes, deux ans plus tôt, de l’attentat terroriste du vol 103 de la Pan Am au-dessus de Lockerbie, en Écosse.

*l’utilisation du pronom ‘’on’’ identifie un peu les abonnés de la chaîne sur demande Prise 2, mais surtout les distingués membres du baby-boom, donc nés entre 1945 et 1964

Un jour, un jour…

Attention, n’ajustez pas vos tablettes et ordinateurs; voici quelques commentaires de votre humble blogueur avant de passer à la chronique du jour.

Vous aurez probablement remarqué que la livraison d’hier parvenait d’une source autre que stepcou, mon pseudonyme.  Non, je n’ai pas encore passé le flambeau et ne suis pas près de le faire; j’ai par inadvertance utilisé le compte de mon aînée, Valérie, qui partage l’administration de mon site web.  En fait, c’est plus qu’un partage, puisque c’est elle qui a largement contribué à la création du site, son paternel peinant un peu avec la maîtrise de la blogosphère.

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J’ai opéré un petit changement d’ordre cosmétique sur la page web, la bannière présentant dorénavant une mosaïque d’illustrations de chroniques passées, changeant de façon aléatoire d’une visite à l’autre, comme l’exemple ci-haut.  Or c’est avec grande tristesse que je constate que ceci ne sera visible que pour les visiteurs du site www.dejourenjour.com , pas pour les fidèles qui sont abonnés par courriel, ni pour les facebookeux et les twitteux; il faudra donc faire un p’tit effort pour occasionnellement consulter le site.  Et comme toujours, je suis ouvert aux commentaires et suggestions.

Ayant entrepris ces chroniques il y a un an, donc complétant un premier cycle ces jours ci, il serait fort possible de retrouver des sujets déjà traités.  Le cas échéant, pour éviter ce sentiment de déjà lu, il y aura quand même un effort pour y apporter un angle différent.

De retour à la programmation régulière.

1967. Au lendemain des fastes cérémonies officielles d’ouverture de l’Exposition Universelle de Montréal, sous le thème de Terre des Hommes, l’Expo 67 ouvre ses tourniquets au grand public.

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Si vous êtes de la région de Montréal, déjà membres de la sélecte confrérie de la fadoq, ou mieux encore, éligibles à la prestation de la RRQ, tout en ayant conservé l’essentiel de vos facultés mémorielles, il est fort à parier que cet évènement vous rappelle de beaux souvenirs.

 

Bien sûr, il faut vivre au moment présent.   Alors, quoi de mieux que d’admirer les vestiges de cette belle et folle époque, comme par exemple le métro, le tunnel Hyppoppo, l’autoroute Décarie et l’échangeur Turcot.  Pour ce dernier chef-d’œuvre, dépêchez-vous d’aller garnir votre portable de selfies avec avant sa disparition, mais pas de trop près, pour ne pas disparaître avec.Turcot

Eiffel

1889. Ouverture officielle au public de la tour Eiffel, avec ses 324 mètres, ou l’équivalent de 81 étages, soit la plus haute structure fabriquée de main d’homme, titre qui lui appartiendra pendant 41 ans.

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Conçue dans le cadre de l’Exposition universelle de Paris, soulignant le centenaire de la Révolution française, elle devait être démantelée après 20 ans; elle est toujours resplendissante à 126 ans!  Un de secrets de son éternelle jeunesse est l’application de près de 60 tonnes de peinture, et ce à tous les sept ans.  Et on se chamaille à Québec pour savoir qui va payer pour la peinture, pendant que le pont se dégrade…

Saviez-vous?

Poubelle
Poubelle

–  qu’un des signataires de la convention relative à la construction de la tour s’appelait Eugène Poubelle?  À titre de Préfet de la Seine, il aura forcé les propriétaires d’immeubles parisiens à fournir à leurs locataires des récipients avec couvercles pour leurs déchets ménagers.
– qu’il y aurait eu négociation secrète entre le maire Jean Drapeau et le président Charles de Gaulle pour le transfert temporaire de la tour Eiffel à Montréal pour l’Expo 67.  Ça n’aura de toute évidence pas abouti.  Pour les 375 ans de Montréal, peut-être se trame-t-il quelque chose entre Denis Coderre et François Hollande, question de garnir le Vieux-Port?

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– que la tour aura été vendue en 1925 pour son démantèlement par l’escroc Victor Lustig à un ferrailleur du nom…d’André Poisson?   Non seulement mordra-t-il à l’hameçon, il versera en plus un pot-de-vin au faux fonctionnaire.  C’était au printemps, mais impossible de vérifier si c’était autour du 1er avril.

– qu’on y a fait monter un éléphant?  Mais seulement au premier palier.

– qu’il aura fallu deux ans, deux mois et cinq jours pour compléter la structure, soit 180 ans de moins que pour l’église Notre Dame (de Paris, bien sûr).  La construction du nouveau pont Champlain devrait se compléter à l’intérieur de la fourchette entre ces deux extrêmes…