Déambulation montréalaise – Jobs et la marmotre

J’adore marcher et découvrir des quartiers, que ce soit dans les Basses Laurentides, Laval ou Montréal.  La journée s’annonçant splendide et n’ayant pas fait de promenades depuis une semaine, il ne fallait pas manquer l’occasion d’aller déambuler.

Donc ce matin, destination Montréal, ville que j’ai longtemps adoré haïr, du moins jusqu’à ce que j’aie compris qu’il fallait laisser sa voiture dans le 450 pour apprécier.

Voici l’itinéraire de la matinée.

Accompagnant ma chérie à son travail, nous avons pris le métro à Laval et sommes sortis à la station Mont-Royal.  Son boulot est au-dessus du métro McGill, près de 4 kilomètres plus loin, mais elle aussi aime marcher.  Pourquoi pas?

Au coin de l’avenue McGill College et de la rue Sherbrooke, une statue me rappelle que Steve Jobs est décédé depuis déjà 6 ans!

   

 

Montant la rue McTavish, je n’ai pu résister prendre un cliché à travers un cadre promotionnel de la ville.

En approchant l’avenue des Pins (5 km), on y découvre le parc Rutherford, une magnifique aire multisports avec le centre-ville en toile de fond.

Puis de l’extrémité nord de la rue Peel j’ai pris le sentier rejoignant le chemin Olmstead dans la montagne, pour me rendre au pavillon du Lac aux Castors, où j’en ai profité pour y faire le vide (…).

Autour du lac, ne trouvant aucun castor, j’ai dû me rabattre sur quelques canards faisant la toilette dans une petite cascade.

 

Ayant entendu à la radio la récente nouvelle que le stationnement jouxtant le pavillon était sévèrement amputé pendant des semaines pour les besoins d’un tournage, j’ai vérifié et je peux officiellement vous le confirmer: le stationnement jouxtant le pavillon est sévèrement amputé pour les besoins d’un tournage!

En descendant la voie Camillien-Houde, j’ai presque buté sur une marmorte.  Certains s’exclameront ici, invoquant une faute d’épellation.  Mais voyez-vous,  dire une “marmotte morte“ (répétez ça rapidement) fait un peu étrange, alors pourquoi ne pas simplifier ça, me dis-je?  D’ailleurs n’eût été sa malencontreuse idée de tenter de traverser le chemin et se faire frapper, ce paragraphe n’aurait pas été écrit.

Suit une pause au Belvédère Camillien-Houde, où j’ai pris un cliché du Sade Olympique (aucune excuse, c’est bien une faute de frappe), que j’hésitais à partager, because la forte humidité.

Finalement, c’est le retour, cette fois au métro Beaubien, avec cet art mural en face rappelant quelques souvenirs du siècle dernier.

Un beau p’tit 15 km agréable, parcouru en trois heures.

Mille neuf cent quatre-vingt-quatre

2007. Une révolution s’annonce, alors que Steve Jobs procède, non sans fierté, au lancement du p’tit dernier de son verger, le iphone.

J’ambitionnais pondre une chronique sur ce sujet hier, mais ne pouvant aligner trois phrases cohérentes, je me suis tu.  Tu me suis-tu?

Pourtant, j’avais navigué sur les internets pour me documenter, incluant le visionnement complet de son homélie à la planète.  Son préambule relatait la série d’innovations produites par Apple, en commençant par l’ordinateur de table Macintosh en 1984.

D’ailleurs, comment peut-on oublier ce spot publicitaire historique à saveur orwellienne diffusé lors d’une autre grand-messe, le XVIIIe Super Bowl.  On y voit une foule d’abrutis gavés du lavage de cerveau servi sur grand écran par Big Brother, vantant les ‘’glorieuses Directives de purification de l’information’’ conduisant à la fin des ‘’pensées contradictoires’’.  Sur ce fond glauque et monochrome arrive une jeune femme athlétique (et en couleur) qui pulvérisera l’écran de son marteau.  Suivra le message : ‘’Le 24 janvier, Apple Computer lancera le Macintosh.  Et vous verrez pourquoi 1984 ne sera pas comme 1984’’.

Grâce à internet et les réseaux sociaux, l’information n’aura jamais été aussi accessible, hélas idem pour la désinformation.  Si 1984 n’a finalement pas ressemblé au 1984 de George Orwell, on peut sentir une glissade quand les likes, les ti-minous cutes et les twits supplantent ou tordent l’actualité. Avouons que l’oncle George serait très inquiet aujourd’hui.  Ou fier de voir sa prophétie prendre forme.  C’est selon…