Ladies and gentlemen…

1964. Comme tous les dimanches soirs, le bon peuple d’Amérique, incluant plusieurs fidèles au nord de la frontière, syntonise le réseau CBS pour la grande messe, The Ed Sullivan Show. Émission de variétés, on y présente un mix de chanteurs, de magiciens, d’acrobates, du vaudeville et standup.

Or cette soirée est spéciale, car en grande première au petit écran, en direct de New York, surgissent ces bardes britanniques étranges aux cheveux longs (pour l’époque), semant l’hystérie – féminine, bien sûr – dès que l’animateur commence à les présenter.

    Ils en remettront, revenant sur la même scène les deux dimanches suivants.  L’invasion britannique au pays d’Elvis est bien lancée!  Je retiens quelques vagues souvenirs de ce rendez-vous dominical de mon enfance.  Sauf que je me remémore ce moment marquant avec un serrement au cœur, puisque je l’ai manqué, devant prendre la route pour le pensionnat avant que ne débute l’émission.

Parmi les autres numéros de la soirée du 9 février, les artistes de la comédie musicale ‘Oliver’ offriront quelques extraits de leur spectacle présenté sur Broadway.  En coulisses, une de leurs têtes d’affiche, un (autre) jeune brit nommé David ‘Davy’ Jones, sera grandement impressionné par The Beatles, leur musique, mais surtout leur effet sur les filles.  Le hasard faisant bien les choses, il deviendra, deux ans plus tard, un membre du groupe The Monkees, créé pour l’émission télé du même nom, où lui et trois collègues comédiens-chanteurs imiteront les aventures et pitreries (singeries?) du film ‘A Hard Day’s Night’.  De plus, il sera le chouchou des filles…

   

Il sera en fait tellement populaire, qu’un autre artiste émergent, également nommé David Jones, sentira le besoin de se rebaptiser pour éviter toute confusion; tiens, pourquoi pas David Bowie?

L’émission The Monkees, en ondes à l’automne 1966, sera également présentée les dimanches soirs, mais plus tôt, soit à 19:00 heures.  J’aurai donc eu la chance de suivre leurs aventures avant de devoir reprendre la route pour le pen.

Nécro-Flash 01-20

Saluons le Grand départ aujourd’hui de quelques grands noms :

1569. Myles Coverdale, un réformateur ecclésiastique anglais qui aurait fait imprimer en 1535 la première traduction de la Bible en anglais, suivie en 1539 par la Great Bible, une brique commandée par Thomas Cromwell, dont le roi Henri VIII en autorisera la distribution et la lecture à haute voix lors de services religieux dans toutes les bonnes succursales de l’Église d’Angleterre.

1709. François d’Aix de La Chaize, le prêtre jésuite français qui, avant de devenir un célèbre cimetière parisien, aura été le confesseur du Roi Soleil (Louis XIV) pendant plus de 30 ans; il a dû en entendre des vertes et des pas mûres au château de Versailles…

1984. Johnny Weissmuller, nageur olympique, devenu au grand écran Adonis, puis LE Tarzan, puis Jim la Jungle. Son dernier rôle cinématographique aura été dans le classique ‘’Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood’’, bien sûr un clin d’œil à Rintintin, l’autre pitou célèbre. Selon ses dernières volontés, alors que le cercueil est déposé dans la fosse, un enregistrement de son fameux cri de Tarzan sera entonné à trois reprises.

1994. Sir Alexander Matthew ‘’Matt’’ Busby, un joueur de football écossais devenu célèbre comme entraîneur du mythique club Manchester United entre 1945 et 1969. Pour les fans du ballon (dans sa version en forme de cigare) de ce côté-ci de l’Atlantique, ce monsieur Busby serait logiquement un pur inconnu. Si ça peut aider, peut-être pourrions-nous le comparer à un autre grand, Vince Lombardi et son équipe, les  Packers de Green Bay des années ’60.  Par contre, Lombardi ne pourra hélas se vanter d’avoir été immortalisé sur ‘’Dig it’’, un des morceaux sur l’album Let it Be des Beatles.

   

2017.  L’Amérique; peut-être le début de la fin…

de ballons, boules et M’Harcèle Abus

1969. Matt Busby annonce sa retraite comme entraîneur. Ok. Mais qui diantre est Matt Busby, me demanderiez-vous?  Heureux que vous me posiez la question, répondrais-je.  Pour commencer, un petit indice : parmi d’autres personnalités telles B.B. King et Doris Day, son nom est cité par John Lennon dans la chanson Dig it, sur l’album Let it Be.  Enfin, le mystère est résolu!

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D’abord footballeur étoile du Liverpool FC dans les années 30, Alexander Matthew « Matt » Busby  deviendra, au terme de la Seconde Guerre mondiale, entraîneur du club Manchester United.  Pendant 25 ans sous sa gouverne, le MU accumulera les honneurs, un peu comme notre CH adoré durant les règnes combinés de Toe Blake et Scotty Bowman.

Il survivra à la tragédie du crash aérien de Munich en février 1958, alors que l’avion transportant l’équipe ne parviendra pas à décoller, s’écrasant en bout de piste.  Hélas, huit de ses joueurs seront parmi les 23 victimes, dont le jeune prodige Duncan Edwards, considéré potentiellement supérieur en talent à ce qu’aura été Pelé.

En plus des honneurs sportifs, Matt Busby sera fait commandeur de l’Empire britannique, puis chevalier commandeur de l’Ordre Saint-Grégoire-le-Grand.

2016. Voilà, le suspense est terminé! Le super gros lot indécent de la Boule puissante aux USA sera distribué à trois gagnants, dont un en Floride; un Snowbird, peut-être? Les interminables files d’attentes aux dépanneurs vues à la télé hier soir ont fait ressurgir en moi de beaux souvenirs de l’Expo67, où on faisait la queue à l’entrée de tous les pavillons.  Les bonzes de Loto-Québec peuvent enfin recommencer à respirer…

2016 bis.  Parlant de queue et de boules, sur la scène sportive nationale un poids lourd est culbuté de son piédestal.  Pour protéger l’accusé, ses victimes alléguées, mais surtout l’auteur de ces lignes, son nom ne sera pas divulgué.

345 jours!…